Qui suis-je?

25 janvier 2009

Humeurs, Qui suis-je?

Je ne sais pas.
Désolée, j’ai déjà fait cette réponse, mais c’est la seule qui s’impose encore ici.

Certes, mon apparence formelle (pas trop détestable, mais pour combien de temps encore?…), la fonction que j’assume pour me nourrir (dont je m’acquitte pas trop mal à ce qu’il paraît…) pourraient me forger une identité facile, acceptable, mais elle resterait « de surface ». Si je veux bien creuser un peu, j’aurais tendance à affirmer comme mon chouchou de Rimbaud, que « Je » est un « autre », mais j’ajouterais que c’est un »autre » bien encombrant, et souvent bien décevant, qui passe son temps à répéter les mêmes erreurs, ou à se battre pour les éviter…quelle perte de temps… Pour citer la narratrice dans mon roman, Danser au bord des abimes, je dirais que « L’Enfer, c’est moi ». Attitude totalement féminine de dénigrement et d’auto-flagellation dont je me moque, bien sûr. Toutes masos…sauf ma mère…quoique.

Cela dit, il me semble avoir passé ce cap très négatif (c’est sûrement la raison pour laquelle je peux en parler), ce qui me permet une belle sérénité. Heureusement aussi, j’ai un type, à la maison, qui me trouve géniale depuis trente deux ans. Il penserait bien sûr en me lisant que, comme d’habitude, j’exagère sur le choix de l’adjectif, mais je suis persuadée que justement, ce qui lui plaît en moi, c’est que j’exagère, que tout soit toujours décuplé, extravagant. Pour lui, je divague, et très certainement, divaguant, je le rassure quant à son bon sens cartésien, ou je le divertis. Tout cela est un mystère, on ne comprend pas toujours très bien pourquoi on vit avec l’un et pas avec l’autre…par moment, je me demande si ce n’est pas une simple affaire d’odorat, on reste avec les gens qu’on peut « sentir ». Un peu bestial et primaire, mais plausible, non?

Par delà cette question de mon identité, en fait, se pose une autre question: pourquoi me retrouver à blagueblogger avec vous? Quelle est l’intérêt de cette activité qu’on pourrait dire assez égo-centrée. Je pense que la réponse tient à l’invention du blog lui-même, à sa nature. Un blog engage à aller au devant des autres, ces « visiteurs », qui peuvent quitter la scène quand ils le veulent, parler ou se taire, revenir ou partir à jamais dans une liberté si totale qu’on finit par se dire que blogguer, c’est autant chercher à se faire connaître que se chercher soi-même comme une aiguille dans une botte de foin…

Et puis, pour conclure sur le sujet, « Je suis comme je suis/Et n’y puis rien changer. » Je vous souhaite une bonne journée…

Labyrinthe |
Les livres de Pascal Colletta |
filleduchaos |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Juste un espoir
| Biblirene
| cours Master Civilisation, ...