La religion…?… Le tombeau des femmes !

11 février 2010

Humeurs

 

Comprenne qui voudra…

Alertez les bébés filles !

Marre d’entendre des messages de prétendue tolérance  par les plus intolérants qui soient, les religieux et leurs paroissiens… Voltaire n’était pas une femme, il ne pouvait pas comprendre, à son époque, ce que je vais dire sur la tolérance… Beaucoup d’hommes ne comprennent pas… sont un peu limités. La seule faute de goût de M.Philippe Sollers, par exemple, c’est son catholicisme… cette croisade du libertin pour défier un Dieu qui n’existe pas ressemble à une bataille contre le vent…Tout le reste, en lui, est très intéressant, très vrai, mais son amour du pape…??? Je ne comprends pas… normal, je ne suis qu’une Femme !

Don Juan, c’est Don Quichotte aussi quelque part…

On peut « tolérer » beaucoup de choses avec l’église, on peut tolérer les maisons de passe, on peut tolérer l’inceste,  ou de toucher des petits garçons, on peut tolérer les enfants martyres, on peut tolérer de se faire cogner, que peut-on encore tolérer ? Ah cela vous choque ? Tant mieux ! Et bien oui, le verbe « tolérer » a son revers, comme toute chose en ce monde… L’amour de Dieu aussi.

Et bien moi, je ne tolère aucune injustice, je ne tolère rien, pas même l’idée de Dieu, et je l’assume totalement. La tolérance est le tombeau de la liberté des femmes !

Les colons de toutes natures ont passé leur temps à être les missionnaires « religieux » de la misère à travers le monde. Au nom de Dieu, on accepte son sort, on renonce, on recouvre de tchadors, de voiles, de burqas, on mariait et on marie encore les filles selon un rituel qu’on disait, qu’on dit, sacré et éternel. On  les excise, on  les rabaisse, on les accuse de souffrir de confusion mentale, de manquer d’esprit de finesse ou de géométrie…. et quoi encore ?

Qui a parlé d’éternité d’ailleurs ? L’homme ?

Il me fait rire… Et de forfaits « illimités » aussi ? Pourquoi pas faire ce rapprochement pendant qu’on y est ? C’est le même commerce lucratif finalement car, qui paye les curés sinon le bon peuple de croyants ? Rappelons-nous le passage à l’euro, et la panique de la hiérarchie catholique qui a eu peur que son pécule diminue d’un tiers. « Donner deux euros au lieu de dix francs ! » clamaient-ils paniqués. « Mais bien sûr ! »… « tout bénef » comme on dit. Les organisation caritatives ont de beaux jours devant elles pour continuer à arnaquer dans ce concert de « tolérance » mal placée. Comme disait l’autre (Clémenceau) »la tolérance, il y a des maisons pour ça ! ».

Il n’y a que l’homme pour penser le temps comme « illimité », « éternel »… nous savons, pour notre part, que la terre nous reprend très vite, notre temps est cyclique, nous savons comme les philosophes que tout vit et tout meurt, tous les mois, nous changeons de cycle, c’est l’ « éternel retour » tous les mois. Le chemin des hommes, lui,va tout droit, on ne sait où, se perd dans l’ « illimité », l’immensité… toujours plus loin, toujours plus fort, toujours plus haut… Admirable ? Oui, si on veut… la plupart du temps ça se termine très bien… L’homme meurt plus vite, souvent plus brutalement, il rencontre un platane (même Camus !) et plus bêtement donc.

Et puis étant donné la durée de vie d’un mariage aujourd’hui, malgré les vieux discours sur les liens sacrés, et éternels, on peut affirmer haut et fort qu’il faut abandonner ces vieilleries, et inventer du nouveau, du sang neuf, libéré « du sabre et du goupillon ». C’est ce qui se passe avec les familles recomposées d’ailleurs… n’en déplaise au vieux monde rance, moisi…

Marre de cette mascarade, des patenôtres de nos  bien-pensants qui défendent les pires fredaines : catholicisme, protestantisme, judaïsme, au nom de quoi les femmes à travers les siècles sont devenues hystériques, prisonnières, se sont fait brûlées en place publique, dépossédées de leurs corps, mais possédées par leurs seigneurs et maîtres, soumises à leurs lois. Marre aussi de cette complicité atroce et silencieuse des élites hypocrites qui dure depuis la nuit des temps. Et tellement libre de le clamer contre tous les sectarismes justement, et même politiques, quand les partis sont ces nouvelles églises qui comptent leurs morts, leurs enrôlés, leurs bons toutous obéissants, leurs exclus et leurs excommuniés.

Mais quelle rigolade pour finir et quelle bêtise généralisée… !! Devant cette majorité de religieux, je suis celle qui n’impose rien à personne, ni de croire, ni de ne pas croire. La contemplation et le mystère n’est pas l’apanage de la religion, et de grands philosophes ou savants grecs avaient édicté des règles de conduites, des règles de sagesse, bien avant toutes les religions. Et la croyance elle-même n’est pas l’apanage, la chasse gardée de l’église… je peux croire, si je veux, en de petits hommes verts, en des Schtroumpfs, si ça me dit… Je peux croire en mon amour, si je le veux, je suis même la plus grande des croyantes à ce sujet… mais tant pis pour moi si la réalité me détrompe…

Les  dieux grecs sont beaucoup plus amusants que ces dieux sinistres des religions monothéistes, ces dieux-le-père fouettards qui frisent le ridicule avec leur parole déconnectée de la vie et même de notre imaginaire, à part celui de la culpabilité et du Mal.

Ni seigneur, ni maître, voilà la seule vérité qui puisse vaincre la bêtise, et la religion en est l’une des facettes ritualisées qui m’a le plus sauté aux yeux sur cette terre dès ma jeunesse, comme une verrue sur un beau visage. C’est le plus grand théâtre de Guignols du monde. L’esclavage des femmes est le fruit de leur peur religieuse et la peur est le pire des fléaux. 

Les pyramides, les cathédrales…  70 ans minimum de travaux forcés pour faire une cathédrale… Je pense aussi aux supplices qui ont été endurés dans les caves des châteaux ou des abbayes en complicité avec les politiques, je pense aux silences qui ont été imposés pour ne pas ridiculiser la religion, je pense aux écartelés en places publiques, aux écorchés vifs. 

Ah, c’est magnifique, cette douleur initiale, c’est la jouissance même!… et donc entretenons notre douleur…

Eh bien, gardez-la pour vous… ! C’est l’inverse qu’il faut penser… 

C’est une femme libre qui vous le dit et qui l’écrit pour que ça reste. Le Mal est la  seule jouissance du religieux, voilà son seul enseignement véritable. Le religieux ne connaît pas la nuance. Il ne connait que le Bien et le Mal qu’il sépare moralement absolument. 

Et pourtant il est tellement évident qu’en faisant plaisir à l’un on peut léser l’autre… et que  par delà le Bien et le Mal, il est d’autres contrées où « luit la liberté ravie ».

Un vrai libertin cependant se construit toujours contre le religieux, et en l’acceptant donc. C’est Don Juan.

Je ne suis pas une libertine, je suis une femme libre.

Haïti ne se relèvera pas à coup de psalmodies !

Et vous les femmes, croyez-moi, fuyez tous ceux qui cherchent à vous embastiller ! Mettez les voiles avant qu’on ne vous le mette !

Libérez-vous totalement, en travaillant dur. Refusez de retourner aux fourneaux, c’est le prix à payer pour votre liberté. Soyez des êtres de fuite… on vous poursuivra, et que le meilleur gagne.

Alors voilà. On en est là, et il va falloir que les choses s’accélèrent, que plus de femmes prennent la parole, et fuient, car il n’est pas question pour moi, ni pour les autres femmes, de vivre cinquante autres années semblables au niveau de la planète.

L’amour, c’est la poésie et le langage, l’amour, c’est le dialogue enfin… ce n’est pas la fusion, la soumission. L’amour divise, il ne réunit pas.

Labyrinthe |
Les livres de Pascal Colletta |
filleduchaos |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Juste un espoir
| Biblirene
| cours Master Civilisation, ...