Allez voir “Le nom des gens”!

 

C’est un film assez amusant, et bien fait sur l’Autre, sur les origines familiales des uns et des autres, sur pas mal de thèmes, homme-femme, relations mixtes, amour, vieillesse, politique, religion et qui n’est jamais lourd parce qu’il choisit le genre de la fable réaliste pour exprimer pas mal de problématiques humaines ou du moment.

Amusant, mais teinté d’une pointe de tristesse parfois qui donne au film sa profondeur.

Au début, j’ai craint, dans les 5 premières minutes, de ne voir que des situations abracadabrantes, et puis non, le film nous entraîne, on suit l’histoire et on finit par aimer les personnages,  qui deviennent très vivants, très proches de nous, et par comprendre leur histoire. Les clichés s’effacent derrière de vrais personnages et la fantaisie devient vraisemblable, l’amour des deux protagonistes plausible.

Lamblin, le Arthur Martin du film, joue juste. Il est très convaincant en homme réservé, timide, qui a peur des femmes, et sa Baya, la rencontre de sa vie, passe de spécialement énervante à très attachante avec son hystérie rayonnante et joyeuse. 

Bref, un film que je trouve réussi et qui chasse un peu la morosité de cette fin d’année de crise sans être totalement beauf ou ras-le-bitume.

A noter: un prix spécial pour le peintre qui a prêté ses tableaux dans le film, que nous ne connaissons pas, et qui mérite bien une belle exposition en galerie d’art si ce n’est déjà fait.

Bravo, donc,  à Michel Leclerc, le réalisateur, que je ne connaissais pas, et à toute sa troupe d’acteurs.

Nous avons bien besoin de fables en ce moment pour tenir bon!

A conseiller comme remède à tous les racistes, pour démontrer que la droite catholique intégriste ou autre a les mêmes objectifs que les fanatiques islamistes en agitant les « foulards » du communautarisme… ils se donnent la main pour devenir bien « fachos », comme dit Baya dans le film, et pour liquider la République laïque et les gens modérés.

Depuis, nous n’avons plus seulement les « soeurs » et les « pères, pour nous faire suer, mais des « frères » et tout le toutim… et à la fin, nous sommes écoeurés de toutes ces fausses familles qui ne cherchent qu’à nous « voiler » (catho ou islamiques d’ailleurs semblablement: observez les voiles des nonnes, ne prennent-elles pas le voile elles aussi? Et ces pères, ces frères, avec leurs robes de bure, leurs djellabas ou leur soutane…??)

Allez messieurs-dames, le religieux est du côté du passé, de la tartufferie qui finit par faire mal, et du moyen âge. Il est le meilleur secours des états où ne règne que la hiérarchie, la « gloire » des chefs ou des pères.

Et nous, femelles, nous n’en voulons plus!

Nous avons commencé la révolution, et vous ne le savez pas encore…

 

 

 

 

 

 

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