Animaux massacrés à Noël… vive le petit Jésus…

17 décembre 2010

Humeurs

 

Pour la première fois de ma vie (parce qu’originellement gourmande, car femme… ironie, bien sûr, pour ceux qui ne me connaîtraient pas), je vois ces fêtes avec un certain recul (c’est peu dire) et même une sorte d’appréhension…

Pas vraiment envie de manger de la bidoche, ou du crustacé, impression d’un holocauste silencieux, généralisé et accepté… parce que j’ai vu ces poules en batterie, pauvres créatures vivant dans 60cm2, aux plumes chétives, aux mouvements saccadés, fous… parce que  j’ai vu ces homards bleus, qu’on découpe vivants, ou qu’on jette dans l’eau bouillante, sans entendre leurs cris… parce que j’ai vu ces grenouilles dont on arrache les cuisses alors qu’elles gigotent… ces escargots, qui dégorgent dans le sel, en se tordant pour cracher leur bave… ces  pauvres animaux jetés sans ménagement dans des caisses, tête-bêche et encore vivants… ces oies,  gavées, pendant des jours, avec des entonnoirs, et qui paraissent paradoxalement heureuses, une fois que « c’est fait », et c’est bien ça le vrai drame… comme nous… malmenées, mais abruties, sans pouvoir rien dire, ni rien faire.

Quelle métaphore de l’humanité!

Bref, je vais finir au bouillon à Noël, si ça continue, car on ne peut décemment pas penser le conditionnement des mets de choix à Noël sans gerber sur la conduite des hommes face à l’animal, mon frère ou à l’oie, ma soeur…

Je  demande la mort douce pour eux aussi…

 

 

 

 

 

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