Le capitalisme et ses contradictions…

17 décembre 2010

Politique

 

Où en sommes-nous? Où devons-nous aller? Que devons-nous éviter?

Le système capitaliste survit entre individualisme et communautarisme. Cette contradiction interne est à la fois ce qui le sauve et ce qui le mine.

L’idéologie individualiste du capitalisme est fondé sur les concepts de compétition, de concurrence et de rivalité entre les individus, tandis que les églises rassemblent, et fondent leurs croyances sur le lien entre les hommes et sur la charité, c’est-à-dire une philosophie du don qui est à l’exact opposé de la philosophie consumériste (personne n’étant d’ailleurs totalement en accord sur le sens du mot), ou consommatrice, au centre de laquelle l’achat et la vente figurent comme actes fondateurs.

Ces deux pensées s’opposent au sein même du système, et la religion est venue  aujourd’hui, comme dans la Pologne de Walesa, avec Solidarnosc, remplacer les idéaux communistes du siècle dernier  pour permettre de donner encore quelques espoirs aux populations maltraitées, aux exclus et aux gens qui ont besoin, pour vivre, de croyances, de grigris et de superstitions, certains diront de « spiritualité ».

Le capitalisme n’a généralement que faire de la spiritualité, ni de la philosophie du don, mais il l’accepte en son sein par pure hypocrisie d’une part, et pour s’en servir d’autre part à ses propres fins mercantiles comme « opium du peuple », pour obtenir la soumission et l’obéissance dans le travail et la production. D’ailleurs, le religieux temporel lui-même vit ses propres contradictions en récoltant le denier du culte pour survivre et prospérer, et en possédant ses domaines et monuments, alors qu’il évoque une philosophie de la « pauvreté ».

Bref, nous nageons dans un océan de contradictions qu’il va bientôt falloir réduire dans un sens ou dans l’autre.

Parfois, le capitalisme, pour gommer ses contradictions, et montrer son véritable visage, finit par envisager de ne plus se réclamer du religieux (quand celui-ci excite trop les foules, ou quand il débouche sur la pensée « communiste ») en inventant des solutions « finales » comme 14-18 dans les tranchées, ou 40-45, dans les camps, qui aboutissent carrément à la barbarie, c’est-à-dire la liquidation physique pure et simple de tous ceux qui gênent ou empêchent son développement, sa progression vers plus de pouvoir concentré dans les mains de quelques-uns et plus d’abrutissement pour la masse.

Voilà pourquoi le capitalisme et ses contradictions sont dangereux et nous mènent la plupart du temps à la guerre.

Un système qui ne serait fondé que sur le lien social,  l’objectif du bien-être de tous les hommes sans exclusion, ne peut pas générer la guerre. Pourquoi, en effet, la concurrence, pourquoi la compétition sinon pour remporter des victoires sur la misère? Voilà l’objectif, voilà le but, et ce n’est pas en opposant les hommes aux hommes que nous y parviendrons, ni en exploitant la plus grande  partie de l’humanité au profit d’une minorité.

Le stalinisme (communisme réalisé dans un seul pays) en ce sens, n’était qu’un produit dérivé du capitalisme, avec sa bourgeoisie bureaucratique, sa police, ses privations et son manque de liberté d’expression, et nullement un véritable changement de système, dans la mesure où rentabilité, compétition, ferveur communautaire autour du « petit père du peuple » (ou de Mao en Chine), étaient les grands leimotiv du pouvoir en place. Oui, bien sûr, tout le monde mangeait et les femmes avaient leur place au travail (cela dit, à la Douma, peu de femmes) et c’est bien le principal, mais s’arrêter là n’est pas digne de la pensée communiste.

Il faut donc aller plus loin et construire une société fondée sur le lien social,  sans exploitation de l’homme par l’homme ni superstitions. 

 

 

 

 

 

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