Les Plumes de l’été chez Asphodèle : Uchronie tortueuse

2 août 2012

Humeurs

Les Plumes d’Asphodèle en U, turlututu, ça n’a pas été de la tarte, croyez-moi ! Enfin ! Voilà ce que ça donne. J’ai mis beaucoup plus de temps que d’habitude afin d’agencer les 20 mots imposés, soulignés en gras dans le texte.

Uchronie tortueuse

 (suite des mots en t, histoire de Kiki la tortue)

Fallait-il sauver Kiki… fallait-il réécrire mon histoire, ou occire mon voisin, à la demande de Mind The Gap ?

Délaissant l’exercice de l’uchronie, je décidai qu’il était urgent de venger ma tortue Kiki.

Voici comment je m’y pris.

Mon voisin, selon ses us et coutumes, passait sa tondeuse tous les soirs,  en fin d’après-midi, au retour de l’usine.

Ma tortue Kiki était morte, à présent, depuis plus d’une semaine, et l’ustensile à moteur de mon voisin résonnait dans tout le quartier, à nous en fracasser la tête. Je souhaitai donc ne plus attendre et venger, le soir même, grâce à un ultimatum ou autre procédé, Kiki, ma tortue bien aimée.

Je n’avais pas le don d’ubiquité et l’unique porte par laquelle je pouvais passer sans me faire voir, donnait dans mon jardin.

Prise d’un désir utopique, et d’un élan d’amour universel pour la défense des animaux, je décidai d’être utile, de faire un acte militant, en interdisant de nuire à cet objet, aussi urbain que champêtre : cette maudite tondeuse à gazon.

Celle de mon voisin, évidemment. Lui, que je soupçonnais du « lacérage » ignoble de la carapace de Kiki. Vous me pardonnerez ce néologisme… Le spectacle de ma pauvre Kiki m’avait rappelé le contenu sanguinolent d’un placenta, à la sortie d’un utérus, lors de l’accouchement ! Mais reprenons nos esprits, revenons à nos moutons…

Je ne voulais donc pas, vous l’avez compris, me commettre en me laissant aller à envoyer à la figure de mon voisin l’uppercut usuel et banal de n’importe quel voyou. Non, il fallait que mon voisin ne se doute pas de mon attaque. Je voulais agir anonymement, et m’en prendre à la véritable criminelle..

Il était maintenant urgent que j’agisse, afin de ne pas usurper le titre de « sauveur des animaux » que je revendiquai. Il fallait prouver que j’en étais capable: venger Kiki !

Je le reconnais, j’ai alors usé pour ce faire, d’un ignoble moyen : j’ai saboté la tondeuse à gazon de mon voisin.

Par quel moyen ?

Un sucre dans le réservoir. Voilà l’arme du crime !

Mais mon voisin, sans sa tondeuse, privé de cette union macabre entre l’homme et la machine, devint fou, fit une enquête.

Et moi qui comptais bien par la suite avoir l’usufruit de cet acte utopique, me sentir réconfortée, sans avoir commis la mort d’un être vivant, je fus embarquée au petit matin par un camion de la maréchaussée !

Moralité assez tortueuse: ils ont tué une seconde fois ma tortue en me torturant au poste. J’ai enfin compris ce que voulait dire être accusé à tort… et ça tue!

(je reconnais qu’Elcanardo m’a donné qqs idées pour la fin… :-) )

Labyrinthe |
Les livres de Pascal Colletta |
filleduchaos |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Juste un espoir
| Biblirene
| cours Master Civilisation, ...