Valser à mort… Les Plumes d’Asphodèle

17 août 2012

Humeurs

Valser à mort... Les Plumes d'Asphodèle dans Humeurs 78278817_oLes plumes de l’été d’Asphodèle, en V… c’est parti!!!

Valser à mort

Au bout de l’allée, une vasque de verveine rouge et luxuriante berçait ma pensée vagabonde. Je somnolais voluptueusement dans le jardin, débarrassée des vicissitudes de l’existence, tandis que mon esprit volait au dessus des volubilis. Il suivit un moment des yeux le viaduc, si proche, et rejoignit peu à peu les nuages. Bien loin du vice, il savourait sa victoire, la vacance de l’existence, planant dans l’éther, oui, il faisait l’expérience du vide. Il embrassait le vaste monde..

Je ne distinguai plus, soudain, la verdure qui m’entourait, un brouillard envahit mon esprit, et je me retrouvai l’hôte d’un vieux comte, le comte de Balourbala, qui possédait un vieux château à l’architecture vernaculaire du XVème siècle.

Nous finissions de manger nos succulents poireaux accompagnés de vinaigrette, installés chacun au bout d’une table chargée de mets et de chandelles en nous faisant face, quand tout-à-coup, une valse s’éleva dans les airs.

C’est là que je ressentis LA vibration dans tout mon corps. Le comte se leva, avec une grande élégance, il s’inclina devant moi en signe d’invitation à danser. Je ne pus me dérober. Je fus entraînée par une irrésistible force vers lui. Impossible de lui opposer le moindre véto. Il s’empara, pour ainsi dire, de moi. J’étais devenue, dans ses bras, une poupée de chiffon. Il me fit tourner, tourner à m’étourdir, jusqu’au lever du jour. Et c’est lorsqu’il sourit que je compris mon cauchemar.

Les dents! Des dents pointues, sanguinolentes, agressives. Mon hôte, si véloce, si volubile et si majestueux, se transformait peu à peu en être immonde.

Le comte de Balourbala était un vampire !

Il allait me sucer le sang, me vider comme un vulgaire poulet. Il se jeta sur moi avec une grande violence, j’avais beau me débattre, son poids m’étouffait, j’allais mourir, c’était certain… au secours! Au secours!

Je me réveillai en sueur, au fond du jardin…

Mon chien Bébert venait de sauter sur moi durant mon sommeil, et me léchait affectueusement le cou à grand coup de langue… quelle horreur !

Je le mis par terre avec perte et fracas, encore obsédée par la vision des dents du comte…

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