La force de Toni Morrisson

10 octobre 2012

Humeurs

 

Un écrivain important pour moi en ce début de deuxième millénaire ?Un seul, à vrai dire, après les deux Marguerite… (Yourcenar et Duras, histoire de pouvoir s’identifier à des créatrices… c’est important quand on est femme écrivain, d’avoir quelques modèles…). Un seul, disais-je…

Une femme. Noire. Toni Morrisson.

Qu’on lise Beloved, Jazz ou Un Don, on trouve la parfaite maîtrise qui fait un grand écrivain à mon sens : cette synthèse entre la réalité humaine, et quotidienne la plus simple ou la plus sordide (la condition humaine),  et l’Histoire (servage et guerre), qui révèle sa compréhension du monde. Ajoutez à cela un style souple, chatoyant, coloré, et dynamique, aussi épique, ou oral que poétique, et vous avez un concentré de sens inépuisable. Nous sommes dans le tragique chez Toni Morrisson. Comment faire autrement avec toute la souffrance d’un peuple.

Mon rêve, mon ambition ?

Construire une fresque humaine, sociale et politique, de la même force, mais dans un registre plus poético-comique et ironique, car au bout du compte, nos petites vies dans l’univers… etc.
Y parviendrai-je ?

Beloved m’a donné l’impulsion pour le substrat  de Danser au bord des abîmes, et Lady sings the blues de Billie Holiday, le rythme.

Pour le moment, je suis plongée dans la lecture de son dernier roman, Home, et j’en respire les trouvailles pour m’en inspirer, tenter du moins, surtout puiser la force, retrouver le goût d’écrire jours et nuits.

J’espère que son œuvre apportera encore la fumure à mes romans prochains…

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