Sur le phénomène « Femen »…

14 mars 2013

Humeurs

Le titre du monde diplomatique récent me semble faux : « Femen partout, le féminisme nulle part… »

C’est plutôt l’inverse… « Féminisme nulle part », donc « Femen partout », non ?

La violence et l’ironie du désespoir…

Quand le monde n’évolue pas, et piétine lamentablement, avec ses armées de pingouins « démocrates » en noir et blanc, dans les assemblées du monde entier, qui nous dirigent dans le mur, partout, sans vouloir accorder à leurs « moitiés », une once de la moitié du pouvoir de réfléchir au monde que nous voulons… alors, les femmes, avec l’énergie du désespoir, miment l’hystérie qu’on leur prête pour se moquer méchamment…

Est-ce que ces femmes nues sont rassurantes pour les hommes?

Bien sûr que non ! Ou s’ils en jouissent ils révèlent alors leur indifférence, leur insensibilité à leur cri.

Les Bacchanales, servantes de Dionysos, faisaient peur, mettaient en cause la morale, l’ordre, instauraient même le désordre…

Au Vatican, en ce lendemain d’élection du pape François 1er (quel nom pour un français ! Ridicule…) un monde de vieux hommes décatis dirigent l’église, le monde, en rouge et blanc cette fois.

Ils disent tout sur la vérité du monde aujourd’hui, et en particulier, que les femmes ne sont RIEN.

Et plus d’un milliard d’être humains adhèrent à leurs bêtises.

Regardez les barbus en Orient, ou les types à chapeau et à bouclettes, ou les bonzes, etc. Ce sont tous les mêmes, des hommes, d’ignobles misogynes, mis en place et soutenus financièrement par leurs potes, les patrons et financiers.

Alors, oui, quand je vois l’organisation du monde que les hommes dirigent, sans qu’on puisse seulement donner son point de vue, changer les structures de la société injuste que nous subissons, je pense que seul le scandale, la moquerie peut mettre les sages de notre côté.

Il faut aujourd’hui rassembler tous les rieurs contre ce système fondé sur la division des sexes, des classes, et des civilisations… la nullité des hommes qui dirigent ce vieux monde doit finir par crever les yeux des aliéné(e)s…

L’ironie des Femen est de renvoyer en miroir la place qu’on assigne aux femmes dans cette société, son rôle de sex-toys, pour dire, bien évidemment, l’exploitation et le malheur du corps des femmes dans ce monde-là, et la souffrance que constitue le fait de n’être réduite qu’à un corps, comme un esclave.


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