Délivrez-nous du mâle : critique littéraire de Pierrette Epzstein

4 février 2014

Humeurs

Mon amie Facebook Pierrette Epzstein, m’a fait le bonheur de m’écrire un compte-rendu après sa lecture de Délivrez-nous du mâle, petit polar parodique de derrière les fagots… Voici son texte, avec tous mes remerciements amicaux !

 

« Quand vous entrez dans le livre de Betty Bonamy, Délivrez- nous du mâle, publié en novembre 2013 aux éditions L’Atelier des Métamorphoses, vous avez intérêt à tuer en vous toute idée de langage académique, compassé. En effet, vos stéréotypes scolaires ne vous ont pas initié à cette langue âpre, rugueuse, rude, abrupte, brute, heurtée, sauvage. Vous devrez accepter de manger cru !!! Mais les habitués du polar américain connaissent parfaitement ce traitement du texte. Peut-être les écrivains de policiers sont-ils moins collets montés, moins encombrés de  » belle langue classique » !! Alors peut-on entendre ce texte comme une parodie ?

Une fois, ce contrat de lecture accepté, on plonge dans un récit, bien ficelé, rigoureusement construit. On s’attache alors à l’intrigue, et on se «  laisse avoir »  avec jubilation dans ce labyrinthe où l’on sait parfaitement qu’on va noue embarquer sur des fausses pistes et on tente avec délectation de faire des hypothèses plus ou moins judicieuses, jusqu’à la résolution finale. Les personnages sont croqués avec pertinence, avec justesse, avec ironie, et l’on sent une certaine jubilation de l’écrivain à nous surprendre. Pas plus les personnages masculins, que les personnages féminins ne sont ménagés. Ils sont croqués à la serpe, «  à la Daumier », une joyeuse caricature sans aigreur, sans acrimonie, même, parfois, avec une certaine tendresse. Et on y croit. Pourtant, nous avions des indices qui, depuis le titre, auraient dus nous alerter mais, emballés dans la lecture, nous n’y avons souvent prêté aucune attention.

L’intrigue nous surprend jusqu’à la chute finale inattendue et finalement crédible.

En fait, si on est honnête, on reconnaît qu’on est captivé et qu’on s’est laissé prendre !!! Et c’est bien agréable !!

Donc, une lecture joyeuse, jubilatoire, enlevée, alerte, truffée de références au cinéma, à la littérature, à la chanson. Et lorsqu’on ferme le livre, on se sent léger. Oui, reconnaissons-le, on est ravi d’avoir passé un bon moment et d’avoir oublié, durant toute la lecture, notre quotidien parfois un peu lourd à porter.

Bravo donc à l’auteur, qui a réussi là une belle prouesse !!! »

 

Pierrette Epsztein – Lundi 3 février 2014

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