L’humanisme aujourd’hui…

4 janvier 2015

Humeurs

… est à mon sens en question.

Difficile de rester « humaniste », en constatant que les Hommes se conduisent  de façon de plus en plus  individualiste, se retranchant sur la cellule de base, la famille, comme les hordes primitives. Et les bêtes sont parfois plus solidaires qu’eux… martyrisées elles aussi, en série.

A quoi la culture sert-elle donc ? Et la philosophie ? La politique ? L’économie ? A quand le retour à la sélection naturelle en ce monde, si j’en juge par le retour de l’individualisme forcené ? Chacun finit par payer pour lui aujourd’hui… son cancer, son séjour à l’hôpital, son accident, ses erreurs. Le matelas que constituait la société solidaire, fondée sur les acquis sociaux, conquis par nos ancêtres (pas tous je le sais, les généreux, comme d’habitude) se dégonfle à vue d’oeil.

Où est passée la solidarité ?

Sûrement pas dans la famille, lorsqu’on connaît les grands mythes antiques : lieu de tous les règlements de comptes et des haines les plus tenaces comme des amours les plus étouffantes ou incestueuses. Cette famille qui nous ramène à la préhistoire, à la loi du sacro-saint père, au règne de la force et de l’autoritarisme.

« Famille, je vous hais » disait André Gide, et je lui emboîte le pas avec regret, ayant pensé longtemps que la société allait s’ouvrir sur un autre ordre, sur une organisation où chacun pourrait choisir sa famille, sur la base de l’amour et de l’entente, du partage, et non de la lignée.

J’ai rêvé d’une société où l’héritage n’aurait plus de sens, sinon l’héritage culturel, où l’homme et la femme, libres de leurs corps, de leurs mouvements, de leur pensée, s’émanciperaient de tout endoctrinement, de toute idéologie, de tout carcan ancestral et de la dépendance familiale.

Que voyons-nous au contraire aujourd’hui ?

Des enfants encore pris en charge à 25 ans par leur famille, ou qui, à 40, retournent chez leurs parents ou reçoivent d’eux l’aide qu’ils leur faut pour subsister. Le code du travail actuel, fondée de plus en plus sur la flexibilité, les forçant à ne plus pouvoir prévoir ni diriger leur vie, les contraignant au nomadisme professionnel et à l’errance amoureuse.

Vraiment, l’Homme a la passion du Mal… Il n’y a plus rien à tirer de lui. Croire en lui n’a plus aucun sens pour moi.

Rentre dans ta caverne et écris ce que tu vois de ce monde qui retourne vers l’ombre, vers l’origine, sans effroi.

 

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