Prière à Dieu, parodie de Voltaire…

11 juillet 2015

Humeurs

 

Voici ma prière à Dieu, parodie de Voltaire… retournez au texte de base pour vous amuser… 

 

Saigneur,

Ce n’est donc plus aux hommes que je m’adresse ; C’est à toi Saigneur de tous les êtres ; de tous les mondes et de tous les temps : s’il est permis à de faibles créatures perdues dans l’immensité et imperceptibles au reste de l’univers, d’oser s’émanciper de toi, qui a tout pris, de toi dont les décrets sont immuables, comme éternels, daigne éviter de juger les erreurs attachées à notre nature ; que ces erreurs ne fassent pas nos calamités.
Tu nous a donné un cœur pour nous haïr et des mains pour nous égorger ; fais que nous nous émancipions du fardeau de cette vie pénible et passagère ; que les petites différences entre les hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution ; que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer ne fassent pas la leçon à ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil ; que ceux qui couvrent leur robe d’une toile blanche pour dire qu’il faut t’aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire ; qu’il soit suspect de t’adorer dans un jargon formé d’une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau ; que ceux dont l’habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d’un petit tas de la boue de ce monde, et qui possèdent quelques fragments arrondis d’un certain métal, ne jouissent plus sans honte de ce qu’ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie : car tu sais qu’il n’y a dans ces vanités ni de quoi envier, ni de quoi s’enorgueillir.
« Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont aussi soeurs ! Qu’ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l’industrie paisible ! Que les fléaux de la guerre soient évitables, ne nous haïssons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l’instant de notre existence à fuir également en mille langages divers, ta cruauté qui nous a donné cette époque immonde où ceux qui ont tout n’en ont pas même conscience. »

Bettina 2015
Une précédente version plus libertaire et féministe a disparu de mes archives… damned ! Mais j’aime bien celle-là, qui marque bien toute la différence…

Bonne lecture ! Comparez bien…

Labyrinthe |
Les livres de Pascal Colletta |
filleduchaos |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Juste un espoir
| Biblirene
| cours Master Civilisation, ...